PROJET DE SUIVI COMMUNAUTAIRE DES SERVICES VIH SUR LES SITES PEPFAR

L’épidémie de VIH au Togo est de type généralisé avec une prévalence de 2,5% dans la population générale selon la dernière enquête démographique et de santé de 2014. Cette même étude révèle des disparités importantes selon le sexe, l’âge, le lieu de résidence ainsi que le niveau d’éducation. Les prévalences sont plus élevées dans les régions du sud comme la commune de Lomé (3,4%) et Maritime (3,0%) alors qu’elle est plus faible dans les régions du nord où elle varie de 1,8% dans la région de Kara à 0,3% dans la région des Savanes. Selon les dernières données de projection, la prévalence du VIH est estimée à 2,08% et le nombre de PVVIH est estimé à 113 858 au Togo en 2019 (EPP Spectrum V5.86, 2019). En 2017, des études de surveillance de deuxième génération (SGS) ont été menées auprès des populations clés : Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les travailleurs du sexe (TS) et les utilisateurs de drogues injectables (UDI). Ces études ont montré des taux de prévalence très élevés par rapport à la moyenne nationale : parmi les HSH, une prévalence de 22% ; 13% parmi les PS et 3,9% parmi les UDI. Le pourcentage de PVVIH connaissant leur statut sérologique a été estimé à 69%, et la couverture ARV à 67% (source : PSN VIH 2021-2025). Cependant, l’accès à la charge virale reste un défi majeur, avec 10% des PVVIH (11 940) sous traitement ARV ayant accès à la charge virale en 2019. 

Depuis 2019, le Togo bénéficie du fonds PEPFAR Game Changer pour accélérer les progrès vers les trois 90. Ce programme est mis en œuvre dans 24 sites situés dans trois régions à forte charge épidémique du VIH, notamment les régions de : Lomé Commune, la région Maritime et la région des Plateaux. Les premiers résultats du programme sont satisfaisants avec une adoption rapide des plus récentes recommandations de l’OMS et des exigences minimales du programme PEPFAR, un engagement du Ministère de la Santé à éliminer les frais informels et une augmentation significative du nombre de patients sous traitement antirétroviral.

Toutefois, la réalisation des objectifs du 9-9-9555 ne sera pas effective sans la mise en œuvre effective des différentes politiques adoptées et la prise en compte du point de vue des bénéficiaires dans la prestation des services. Le suivi communautaire est un outil très utile à cet effet.

En mai 2021, le réseau Cupidon a signé un accord de financement avec l’USAID pour mettre en œuvre un projet de suivi communautaire des services VIH dans les 24 sites PEPFAR du Togo. 

La première activité de ce projet est son lancement auprès des acteurs de la communauté.

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