Du 𝟏𝟓 𝐚𝐮 𝟏𝟖 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, Dakar a accueilli l’atelier final du projet 𝐒𝐚𝐧𝐭é 𝐈𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 (SID), marquant une étape décisive dans la lutte contre la stigmatisation, la discrimination et les obstacles juridiques qui entravent encore l’accès aux services de santé pour les populations clés et les groupes vulnérables en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Lancé en février 2024 dans le cadre d’un partenariat stratégique entre 𝐄𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐎𝐍𝐔𝐒𝐈𝐃𝐀, et mis en œuvre au 𝐁é𝐧𝐢𝐧, 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧, 𝐂ô𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐒é𝐧é𝐠𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐓𝐨𝐠𝐨, le projet SID est parti d’une réalité simple mais trop souvent ignorée : on ne peut pas gagner la bataille de la santé publique sans s’attaquer aux injustices sociales, aux normes discriminatoires et aux cadres législatifs inadaptés.
Coordonné par le bureau régional de l’ONUSIDA basé à Dakar, en collaboration avec 𝐀𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐂ô𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐂𝐨𝐚𝐥𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐏𝐋𝐔𝐒 𝐞𝐭 𝐄𝐍𝐃𝐀 𝐒𝐚𝐧𝐭é / 𝐂𝐒𝐈𝐇-𝐖𝐂𝐀, le projet a permis de développer des outils concrets, des méthodes éprouvées et des mécanismes innovants touchant aux réformes législatives, à la lutte contre la stigmatisation et la discrimination en milieu de soins, à l’accès aux droits et à la justice, à l’intégration des droits humains dans les dispositifs de suivi communautaire (CLM) et à une gouvernance partenariale solide.
𝐋’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐥 de cet atelier final était de documenter, mutualiser et partager ces pratiques prometteuses et résultats clés afin de nourrir le plaidoyer en faveur de systèmes de santé plus inclusifs et respectueux des droits humains.
Plus spécifiquement, les échanges ont permis de présenter les résultats obtenus dans les six pays, de mettre en lumière les innovations développées sur le terrain, d’identifier les perspectives de pérennisation et de diffusion des acquis, de formuler des recommandations opérationnelles pour leur intégration dans les réponses nationales et de partager ces expériences avec d’autres pays de la région confrontés à des environnements juridiques contraignants.
Les résultats de l’atelier sont clairs : une capitalisation structurée des outils et méthodes du projet, des recommandations concrètes pour assurer la durabilité des acquis, un engagement renforcé des parties prenantes et une consolidation des synergies régionales, dans un contexte stratégique marqué par les échéances du 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 (𝐆𝐂𝟖) et les futurs accords bilatéraux avec le PEPFAR.
Mais au-delà des documents produits et des panels tenus, cet atelier a surtout rappelé une évidence : les droits humains ne sont pas un supplément d’âme des politiques de santé, ils en sont la condition.
𝐋’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 à 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 : aux décideurs d’intégrer ces acquis dans les cadres juridiques et les politiques publiques, aux partenaires techniques et financiers de soutenir la mise à l’échelle de ce qui fonctionne, et à la société civile et aux communautés de continuer à porter la voix du terrain avec constance et courage.