
” Au-delà d’avoir les taux élevés de prévalence au VIH comme point commun, ces populations clés sont sujettes aux mêmes défis : environnement social, politique, juridique et culturel leur est peu favorables. “
Mieux, il ressort que la forte prévalence à une influence directe sur l’accès aux services VIH par les populations clés en question.
Dans l’optique de mettre fin aux inégalités et au sida, conformément à la stratégie mondiale de lutte 2021-2026, et en adéquation avec le plan stratégique national 2023-2026, qui prévoit en son axe 3 : ” d’accélérer l’élimination des obstacles liés au genre et droits humains qui entravent l’accès et l’utilisation continue des service VIH “, il est initié la formation des journalistes sur les populations clés.
” Les médias jouent un rôle crucial dans la sensibilisation du public et la formation de l’opinion. Par conséquent, il est essentiel de renforcer les capacités des professionnels des médias pour qu’ils puissent traiter les questions relatives aux populations clés avec sensibilité et précision, tout en évitant les stéréotypes et les stigmatisations “ a expliqué M. Bitchatou avant d’ajouter : ” Notre objectif est de sensibiliser et de mobiliser. On sait la force des médias dans la sensibilisation. Donc c’est pour créer un environnement favorable pour la mise en œuvre des activités au sein des populations clés que le Réseau Cupidon s’est dit qu’il faut que les médias contribuent. C’est pourquoi nous avons parlé de la contribution des médias… Créer l’environnement favorable, c’est amené les gens à comprendre une situation et à ne pas être réfractaire à l’offre d’autres personnes ”.
Ainsi du 07 au 09 août 2024, la formation a permis de renforcer les capacités des professionnels des médias togolais pour une couverture médiatique responsable et efficace des problématiques liées aux populations clés.
Plus spécifiquement, il a permis de les sensibiliser sur les défis spécifiques auxquels font face les populations clés et de leurs fournir les informations et les documentations appropriées pour une meilleure communication sur les populations clés.
Au-delà, de promouvoir une compréhension approfondie des droits humains, des enjeux sanitaires et de développement et d’encourager un dialogue constructif et une collaboration entre les médias et les organisations de la société civile.
Pour Atinèdi Gnasse, un des formateurs, il est important de former les journalistes pour qu’ils puissent bien informer.
” Le journaliste quand il est informé peux mieux informer. C’est pourquoi le Réseau Cupidon a voulu les rassembler pour qu’on leur donne un certain nombre d’informations ou des piliers d’informations… Quand nous parlons de HSH (Homme ayant des rapports sexuels avec d’autres Hommes), ce que nous appelons généralement homosexuel, la perception du citoyen lambda vis à vis de ces personnes est autre alors que nous sommes ici dans le domaine du droit à la santé… C’est pourquoi, nous avons tenu à amener les gens à comprendre que lorsque nous parlons de droit à la santé personne ne peut croire qu’il est supérieur à l’autre ”, avant d’ajouter qu’ ” il faut que le journaliste prenne les deux perceptions en main : sa perception et les enjeux de santé. En mettant les deux ensembles, il n’aura aucune difficulté à informer sur l’aspect santé de tous les Togolais comme prescrit dans la Constitution “.
Pendant les trois jours, les journalistes sont appelés à être tolérant dans le traitement de l’information.
@gapola