L’enquête Sigma 2.0, réalisée en 2021 au Togo, a permis de mettre en évidence la persistance de la stigmatisation et de la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida et les populations clés dans les établissements de soins. Ces pratiques entravent l’accès aux services de santé, compromettent les efforts de prévention et de traitement, et portent atteinte aux droits fondamentaux de ces groupes vulnérables. Dans ce contexte, il est essentiel de sensibiliser les personnels de santé pour promouvoir une prise en charge respectueuse et sans discrimination.
Le réseau Cupidon en collaboration avec les partenaires https://cnlstogo.org/cnls/ et le RAS+ (Réseau des personnes vivants avec le VIH) se proposent de fournir aux personnels de santé les connaissances et les compétences nécessaires pour prévenir et combattre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida et les populations clés au Togo. Cette sensibilisation vise à promouvoir des pratiques inclusives et respectueuses, garantissant l’égalité des soins et le respect des droits humains. Ceci grâce à l’appui financier du peuple américain à travers le PEPFAR et l’USAID.
Cette rencontre a servi de cadre pour sensibiliser le personnel de santé sur les services exemptes de stigmatisation et de discrimination, la prévention des VBG et leur prise en charge.
Au terme de ces rencontres il est attendu de tous les parties prenantes que:
Les connaissances du personnel de santé sur la détection des VBG et leur prise en charge sont renforcées.
PROFIL DES PARTICIPANTS ET CADRE DES SENSIBILISATION
Ont participé à ces rencontres le prestataire soins dont les profilés étaient : les prescripteurs d’ARV, médiateurs, infirmiers ; surveillant de service ; Opérateur de saisie, agent de sécurité des centres de santé ainsi que les responsables de structures de santé.
les sensibilisations ont été animé par , la chargé des activités communautaires du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST) en la personne de Mme Victoire TCHANGAI ; le Président du réseau des personnes vivants avec le (VIH RAS+ TOGO), nommé Augustin DOKLA ainsi que le coordonnateur du projet Community Led Monitoring /TOGO (CLM-TG) mise en œuvre par le réseau CUPIDON en la personne de monsieur Agnim Valery BITCHATOU.
Quatre structures ont été identifiés dans la région sanitaire Grand Lomé pour cette première de sensibilisation du personnel de santé sur la discrimination, la stigmatisation et les Violences Basées sur le Genre. Il a été rappelé aux différents participants les dispositions légales mises en place par les autorités togolaises pour protéger et respecter les droits humains à l’instar de ‘’la loi portant protection des PVVIH’’ etc…
NOUS RETENONS : qu’il existe des termes péjoratifs à l’endroit des personnes vivant avec le VIH à prohiber dans le langage et sur nos lieux de travail « les cas », « les malades », « les patients ». Sans se rendre compte ces termes sont choquants.
La vie privée de tout individu est sacrée, la déclaration universelle des droits de l’homme dans son Article 12 dit : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. ».
La constitution togolaise confirme cette disposition notamment en son article 28, alinéa 2. « Tout citoyen à droit à la protection de sa vie privée ».
Ainsi des textes et lois condamnent de tels genres de comportements. Le code portant protection de personnes vivant avec le VIH dans son chapitre V section 1 contient les dispositions qui protègent les personnes vivant avec le VIH/Sida. Le chapitre 5, article 22 dit que les personnes vivant avec le VIH/SIDA jouissent de tous les droits attachés à la dignité humaine. Toute atteinte ou restriction à l’un de ces droits en raison du statut sérologique d’une personne est interdite. À ce titre, il ne doit être mise sur place public. La discrétion et la confidentialité sont des éléments très importants dans la prise en charge du VIH. D’où la communication doit être adéquate. Toute prestation devra se réaliser dans le strict cadre privé. Aussi, en milieu hospitalier le jugement ; l’offre de service à minima n’ont pas lieu d’être.
Aussi des dispositions sont prises pour punir de ces pratiques inappropriées notamment le code portant protection des personnes en matière de VIH/SIDA Chapitre VII. En définitive, le chapitre V, section 1, est consacré à la protection contre les actes de discrimination et de stigmatisation à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA ; le Chapitre VII fixe les sanctions pénales applicables.
CETTE ACTIVITE A ETE POSSIBLE GRACE AU SOUTIEN GENEREUX DU GOUVERNEMENT AMERICAIN, MAIS LE CONTENU NE RELEVE PAS DE LEUR RESPONSABILITE.